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Skalja

8 février 2012

Voici presqu’un an que j’ai passé mon diplôme (DNSEP design objet, équivalent master), que j’ai eu avec les félicitations du jury. J’y ai présenté une série de parures, dont Skalja. Je conclus donc ce blog avec la présentation de ce projet et la mise en ligne de mon mémoire.

 
Ce projet est une matérialisation du rapport étroit qui existe entre parure et temporalité.
Chaque parure est un stockage externe d’informations, elle a la capacité de cristalliser la mémoire, de porter une histoire personnelle. La parure portée, plus spécifique­ment, est une excroissance de la mémoire physiquement détachable, elle a donc la capacité de nous survivre et d’être transmise. Au-delà de ce rituel de transmission, la parure confronte à la fois celui de la perpétuation du souvenir du précédent porteur et celui de la réap­propriation par le nouveau porteur, qui fait de son héritage un objet lui appartenant pleinement. Il s’agit donc d’un objet qui offre une possibilité de « consommation symbolique ».

J’ai ainsi conçu une série de parures explorant ces spécificités, dont le pendentif Skalja.
Skalja est un pendentif comportant une série de fines écailles se mettant à onduler tous les ans, avant de se remettre en veille jusqu’à l’année suivante. L’objet se rappelle à nous et marque le temps qui passe. De plus sa coque en shibushi, un alliage de cuivre et d’argent, change de couleur au contact de la peau en fonction du pH spécifique à chacun, s’oxydant ou se désoxydant indéfiniment.
En terme de mécanisme, il allie un film photovoltaïque, de l’électronique et des engrenages d’horlogerie, le tout pensé dans un souci de durabilité et d’écologie.

(projet en partenariat avec Dimitri Lagojdiuk, élève injénieur, Corentin Legoux, apprenti horloger et Brune Boyer-Pellerej, plasticienne bijoutière, photos de Charlotte Pinel)

télécharger mon mémoire

Cet article est protégé par le droit d’auteur,  avant toute utilisation merci de me prévenir par mail.

mécanismes

7 mai 2011

Depuis peu je me suis plongée dans l’étude de mécanismes pour l’un de mes projets. C’est fascinant et j’avoue avoir un peu délaissé mon blog au profit de la maquette… Néanmoins mes recherches m’ont amenée à découvrir le site robives. Celui-ci propose une gamme d’automates en papier à télécharger, ainsi que des mécanismes de bases. On y trouvera aussi un post sur les différentes types de mécanismes existants.

enjoy it!

Dentelles

6 mai 2011

Voici un joli travail qui entre en résonance avec mes expérimentations graphiques autour de processing et du concept d’envahissement.

La démarche de Joana Vasconcelos s’inscrit dans la réappropriation d’objets banals du quotidien qu’elle s’amuse à transformer à l’aide de techniques manuelles imaginées à chaque fois spécifiquement. […]

Joana Vasconcelos cherche à créer un dialogue entre culture et histoire personnelle, tout en interrogeant le concept du beau. Autre aspect très important dans son œuvre : l’humour. Critique, et parfois même cynique, ce dernier lui sert à créer une ouverture dans le discours autour de l’œuvre.

Mis bout à bout, tous ces éléments concourent à la richesse de ses œuvres que l’on peut lire à plusieurs niveaux.

>> Joana Vasconcelos est née en 1971 à Paris. Elle vit et travaille à Lisbonne

source et son site

Moebius

14 avril 2011

Petite référence à cet auteur de BD au travail très riche. Je ne l’ai finalement jamais lu, mais peut-être serait-ce le moment…

La SF est un domaine où surgissent beaucoup d’idées avec beaucoup de liberté, et ce n’est pas étonnant qu’elle intéresse depuis toujours les scientifiques du monde entier. Doit-on donc imaginer sans restriction avant de savoir concevoir ? L’imagination comme moteur de recherche ?

envahissement

22 mars 2011

En parallèle des recherches d’objets, petites séries d’expérimentations graphiques autour de l’idée d’une parure envahissant le corps le temps d’un souvenir. Tel un parasite qui reconnecterait le corps à l’esprit.

J’utilise le logiciel (libre de droits !) Processing, pour travailler un dessin interactif à l’aide d’un code. Petite analogie avec les projections autour de la nanotechnologie, qui sera capable (selon certains) de générer des formes à la fois mouvantes et intelligentes…

homo sapiens, le film

19 mars 2011

Il y a 300 000 ans, le premier représentant direct de notre espèce apparaît sur terre. Il va remplacer tous les autres hominidés. Il va explorer la terre, atteindre tous les territoires de notre planète, puis se sédentariser et découvrir l’imaginaire…

Monumenta

5 mars 2011

Un petit focus sur l’oeuvre de Boltanski pour la Monumenta 2010

Christian Boltanski expose en ce moment au Grand Palais (dans le cadre du projet Monumenta) et nous propose de découvrir « Personne » l’œuvre crée spécialement pour l’occasion.
L’espace disponible sous la nef est immense, il y règne un froid glacial car le lieux n’est pas chauffé (ndlr). Le début de l’expo vous plonge immédiatement dans un autre univers conditionné par le « fond sonore, sorte de vacarme assourdissant rythmé par des sons répétitifs de bombardiers, d’alertes angoissantes. Un bourdonnement incessant prend possession de votre esprit, de votre tranquillité… Et puis vous pénétrez dans le vif du sujet : des blocs composés par un assemblement méticuleux de vêtements de femmes, d’hommes et d’enfants; qui forment des allées, signalisées par des néons. Chaque bloc à son rythme, son propre rythme cardiaque. Vous distinguez des battements de coeurs qui s’entremêlent qui s’entrechoquent…Pour finalement vous diriger vers la bête vorace, cette immense grue qui agrippe et relache inlassablement le sommet d’un gigantesque tas de vêtements . Boltanski nous parle ici de mort, de « La mort estampillée XXeme siècle »… celle des victimes des chambres à gazs durant la seconde guerre.
Les sons deviennent opréssants, le froid agréssif et la vue de ses vêtements « dépouilles » insoutenable, l’oeuvre vous pousse d’elle même vers la sortie et une fois dehors vous comprenez que c’est elle qui vous insuffle ce regain de vie!
Qui mieux que Boltanski pour créer des oeuvres ou le visiteur n’est pas que spéctateur?

En marge de l’exposition Boltanski proposait une collecte de battements de cœur des visiteurs qui le souhaitaient. Les enregistrements on été stockés dans les archives sonores de Tishima au Japon où, sur une île mise à sa disposition par un mécène, Boltanski a le projet de réunir tous les battements de cœur de l’humanité.